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vendredi 24 juillet 2015

Quatrième trimestre : Debout les gars!

Continuons donc la mise à jour de notre journal de bord, catégorie "Evolution de la bleusaille".

Développement du moussaillon 

Nous en étions restés avec un moussaillon de 9 mois, potentiellement debout et potentiellement rampant (ce qui n'est donc pas le cas de ma recrue n°3).  Le quatrième trimestre sera consacré à l'approfondissement de ces compétences, à l'exploration de l'environnement et introduit tout doucement les prémices du dialogue.  Si, en pratique, on n'obtient dans le meilleur des cas que les traditionnels "Papa" et "Maman", en interne, les circuits neuronaux se créent, les synapses s'agitent dans tous les sens et ça mémorise du vocabulaire à tout berzingue.  Soyez-en sûr, le langage du moussaillon finira par exploser tôt ou tard, et vous finirez par demander grâce devant l'avalanche des Pourquoi!

Il devient à présent difficile de donner une évolution mois par mois, celle-ci dépendant tellement du rythme personnel de l'enfant.  Certains feront déjà leurs premiers pas, tandis que d'autres travailleront plus la communication.

Globalement, la motricité fine évolue : les petits doigts du P'tiot sont capables d'utiliser le mode "pince", et d'attraper des objets entre le pouce et l'index.  La concentration évolue, le regard se fait très observateur.  Les livres prennent tout leur intérêt, aussi bien au niveau observation qu'au niveau manipulation.  Quel travail tout en délicatesse, le tournage de pages.  Les deux mains peuvent à présent faire deux choses séparées en même temps.  A table, il devient de plus en plus autonome et s'essaie à l'utilisation des couverts si on lui laisse l'opportunité de les manipuler lui-même.

Les jeux de cache-cache se complexifient, le moussaillon cherche à retrouver les objets cachés.  Il commence à apprécier les contenants : Vider, remplir, ouvrir, fermer... Des gestes mille fois répétés, si simples en apparence, mais derrière ces petits yeux concentrés, ça fourmille de circuits neuronaux en pleine activité!

Nous parlions du déplacement plus haut.  Nous avons souvent tendance à nous focaliser sur la marche, mais il y a tellement de prémices, tellement de petites étapes tout aussi importantes, mais qui passent parfois inaperçues.  Se mettre debout à deux mains, à une main, se déplacer en se tenant aux meubles, marcher à quatre pattes ou sur les fesses, se mettre debout sans appui... Pour peu qu'on l'observe, chaque enfant surprend par un enchaînement bien personnel de toutes ces étapes.  L'Aventurier n'a su se mettre debout sans appui que bien après avoir acquis la marche, tandis que sa soeur a fait l'inverse.  Quant au P'tit Pirate, crapahuteur précoce, il a mis longtemps avant d'être capable de revenir en position assise, ce qui n'était guère pratique.

Enfin, le déplacement horizontal est une chose, le vertical ne doit pas être négligé pour autant! Grimper sur les meubles, quel bonheur! Table basse, chaise, petit escabeau, voire carrément grand escalier, terrain de jeux inimitable mais tellement éprouvant pour les parents angoissés que nous sommes... Le déplacement se fait à présent en trois dimensions, et ouvre de nouvelles perspectives de bêtises/d'autonomie (tout est une question de point de vue) à l'enfant : Empiler quelques objets et grimper dessus pour accéder au Graal inaccessible...

Toutes ces découvertes ouvrent de nouvelles perspectives à l'enfant : Découvrir son environnement... et au delà.  Découvrir le monde, agir dessus, interagir.  Quel pouvoir lui est à présent accessible! Quel potentiel d'aventures! Hélas viennent avec un lot de frustrations liées aux limitations physiques ou simplement parentales, empêchant le petit moussaillon d'explorer les moindres recoins du navire.  Avec les premiers "Non" parentaux viennent les premières expressions de la volonté contrariée du moussaillon.  Les caractères peuvent s'affirmer et s'exprimer au travers de ces émotions qui s'enrichissent : Après la joie, la détresse physique, la peur, la tristesse, voilà la colère qui vient pimenter le quotidien de l'équipage.

Et Bébé Fleur... 

Bébé Fleur, elle continue à prendre son temps, à son rythme, elle attend son heure.  Mais une fois que le déclic est là, ça ne traîne plus! Ramping fonctionnel à 10 mois, passage au 4 pattes une semaine plus tard, et dans la foulée, la position debout qu'elle adopte extrêmement rapidement.  Nous la retrouverons bientôt debout sans appui des mains... Avant de la voir traverser un nouveau palier de stabilisation de ses acquis, qui durera plusieurs mois.

Up!

Mais Bébé Fleur ne s'ennuie pas pour autant : Elle vide les paniers à linge, elle joue avec le piano de son frère, elle lance ses jouets aux quatre coins de la pièce, elle démolit les constructions des autres moussaillons, ...  Bref, c'est un Démon Entropique de la pire espèce, mais tellement, tellement mignon...

Matériel et activités

Au niveau des manipulations, il est bien entendu toujours possible de proposer les activités du trimestre passé : Boîte à formes, paniers à trésor, objets à découvrir... Même s'il est à présent dans le déplacement, le moussaillon ne dédaignera pas à l'occasion s'assoir tranquillement et s'affairer paisiblement devant quelques objets divers.  Mais pas longtemps, généralement.  

Les cubes sur le miroir, pour encore plus
de sensations
Triptyque d'activité Goula, aussi apprécié
par le P'tit Pirate, du haut de ses 4 ans

Quelques jolies perles Grimm's et une boîte à oeufs (vide, of course).
L'idée, c'est de Alys, du blog Minuscule Infini
Et à propos d'oeuf, un oeuf en bois et un
coquetier, c'est aussi l'éclate
Ah, et la concentration portée à son comble : Le vidage systématique
de l'étagère à jeux/livres... 
Un panier à linge rempli de vêtements soigneusement repliés : Géant!

Autres jeux qui ont rejoints nos coffres à l'occasion de ce quatrième trimestre : Les instruments de musique.  Enfin, à vrai dire, ils étaient déjà là, mais ils deviennent à présent sacrément intéressants pour notre Petite Fleur : Piano, guitare (sous surveillance), xylophone, clochettes, bâton de pluie, etc.  Dans la catégorie Home Made, on peut également se débrouiller avec une bouteille en plastique remplie de riz comme maracas, ou bien des couvercles de casseroles comme cymbales.

Miam, la jolie clochette.  C'est un Fa. 
Le piano électronique de l'Aventurier,
adopté par la P'tite Soeur.  Il a été remplacé
par un "vrai" piano numérique depuis, pour
encore plus de plaisirs de 1 à 99 ans!

























Par contre, les déplacements étant nouveaux, on peut envisager de le guider dans ses explorations motrices, en mettant à sa disposition des objets qui l'aideront à avancer.  Je ne parle pas des trotteurs, dont l'usage est déconseillé d'une part à cause des dangers qu'ils induisent, et d'autre part, parce qu'ils ne permettent pas un bon apprentissage (suspension sur l'entrejambe, mauvaise position, mauvais sentiment de sécurité de l'enfant, ...).  Par contre, et c'est beaucoup moins cher, une
caisse en carton, un petit tabouret, n'importe quel objet un peu stable mais néanmoins mobile peut apporter beaucoup de plaisir à notre petit explorateur.   Evitez cependant aussi de trop servir vous-même de support d'apprentissage à la marche à pied... Très mauvais pour le dos! Nous avons beaucoup souffert avec l'Aventurier, haut comme trois pommes et qu'il fallait guider interminablement dans l'appartement, à moitié pliés en deux pour pouvoir tenir ses petites mimines.  Le P'tit Pirate étant plus grand en taille, nous a épargné des douleurs aussi vives, mais ce fut tout de même dur à supporter.  Quelle délivrance quand le moussaillon accepte enfin de se contenter d'une seule main! Mais pour Bébé Fleur, nous ne lui avons pas proposé ce petit jeu, ou elle ne l'a pas demandé, je ne sais pas très bien.  Toujours est-il qu'elle a appris à marcher, certes plus lentement que ses frères, mais surtout, sans assistance! 

Le Wheely Bug a aussi beaucoup de succès,
en mode "porteur".  C'était pas prévu pour ça
à l'origine, mais ça fait un sacré bolide...
Hop, un tabouret Ikea et c'est parti
pour l'aventure 

  
Y a pas toujours besoin de matériel sophistiqué
pour s'entraîner... Une table basse, c'est déjà
un bon point de départ.  D'abord, on s'en sert
pour se mettre debout, puis pour attraper tout ce
qu'il y a dessus, puis pour tourner autour,
et enfin, après quelques mois d'entraînement,
on se met debout dessus!
9 mois, ça parait un bon âge pour s'entraîner aux tractions... 

La fin de ce quatrième trimestre a coïncidé chez nous avec l'arrivée du printemps et la possibilité de profiter du jardin.  C'est toujours un must pour les moussaillons, qui, d'un coup, s'épanouissent au contact du bon air et des premiers rayons de soleil printaniers.  Evidemment, c'est mieux pour les pantalons si le moussaillon maitrise déjà la marche bipède, mais le quatre pattes, c'est bien aussi.  C'est juste plus de travail pour la machine à laver... 



Que de découvertes au jardin! Une brindille qui traine, et hop,
dix minutes d'intense concentration. 
Ah oui, sur le navire, ça manque d'eau, alors
les garçons ont un circuit Aquaplay, trèèèèès
vite adopté par Bébé Fleur.  Prévoir beaucoup
de tenues de rechange, surtout quand le fond
de l'air reste frais. 



 Enfin, et puisqu'il est parfois utile de disposer d'activités-ressources pour occuper le moussaillon dans sa chaise haute puisqu'il n'est pas possible de toujours courir derrière, pourquoi ne pas l'initier aux arts plastiques?  Une feuille de papier scotchée sur la table, quelques crayons faciles à prendre en main, et c'est parti! Temps de l'activité : 120 secondes, top chrono... 


Premier dessin, avec des crayons "spécial
bébé".  Bon, je n'ai pas trouvé ça très
convainquant, la forme n'invite pas vraiment
au tracé. 
Oeuvre d'art comestible... Beaucoup
de succès! 
  





lundi 9 mars 2015

Petit tour dans la cambuse : Le repas de la moussaillonne

Chez les P'tits Mouss', il y a une caractéristique familiale indéniable : La gourmandise.  Maman sucrée, Papa salé, ça donne des moussaillons plutôt ouverts au niveau culinaire, voire carrément complètement gloutons quand il est question de chocolat ou autre sucrerie.

Bébé Fleur venant de fêter son premier anniversaire ce WE (gloups, déjà), elle vient de rejoindre officiellement le club des Mangeurs de Tout, après avoir réussi l'épreuve terriblement éprouvante du Premier Gateau au Chocolat.  Epreuve réussie, mais de justesse... le chocolat a eu moins de succès que les poires proposées en parallèle.  

Au troisième enfant, le suivi des recommandations pédiatriques pour l'alimentation des nourrissons et beaucoup moins rigoureux que pour l'aîné.  Le jeune capitaine stressé a fait place au vieux loup de mer désabusé, et en l'absence de prédispositions allergiques familiale, on n'hésite plus à servir un bon vieux spaghet' bolo à un petiot de 9 mois.  Pourquoi attendre un an pour le chocolat, alors? Ben, pour pas devoir partager, tout simplement... Un gosse qui a gouté au chocolat, généralement, il ne s'arrête pas là! 

Mais je m'égare.  Donc, on parle bouffe.  Mais quel est mon propos, au juste? Ah oui, raconter les aventures gastronomiques de notre Bébé Fleur, et, par là même, partager nos conceptions sur la diversification des moussaillons.  

Diversification, ça vous évoque quoi? Pour 75 % des parents, ça veux dire bouillie de légumes, petits pots et autres fruits sous forme quasi liquide.  La mode actuelle est de présenter des purées soigneusement mixées, parfaitement lisses et précisément dosées.  Les enfants n'ayant pas de dents, comment pourraient-ils avaler autre chose sans mourir étouffés dans d'atroces souffrances?  

Heureusement, la Sainte Société de Consommation a tout prévu pour venir en aide à ces pauvres bébés condamnés à mourir de faim : Elle a inventé... le Babycook 

Un appareil REVOLUTIONNAIRE qui... cuit les légumes à la vapeur, puis les mixe. Vous le sentez un peu, là, mon cinquième degré d'ironie? Oui, je suis fatiguée, on va pas faire dans la subtilité.  Bref, pour une centaine d'euros, vous avez un appareil qui ne sert à rien de plus que ce que font déjà fort bien votre bon vieux mix'soupe et une marguerite en inox.  Sauf que niveau vaisselle, j'ai l'impression qu'on rajoute un niveau de difficulté, pour un usage fort limité, car finalement, les bébés, combien de temps sont-ils supposés mangé du mixé? 3 mois? 6 mois?  Ca n'est pas inenvisageable, j'ai déjà vu le cas de bébés d'un an ne supportant pas de morceau dans leur purée.  


Et pourtant, là, je vais vous faire la révélation du siècle : Non, les bébés n'ont PAS besoin de manger des bouillies. NON, ils n'ont pas besoin de dents pour manger de la nourriture solide.  A partir de 6-8 mois, un bébé normalement constitué, capable de se tenir le dos bien droit en position assise, est parfaitement à même d'attraper un morceau de nourriture et de le porter à sa bouche.  Jusque là, ça ne surprend personne.  Par contre, qu'il soit aussi capable de le mâchouiller, puis de l'avaler, là, ça surprend un peu plus.  Et pourtant, les p'tites gencives, elles sont costaudes!

Donc, il existe une autre manière de diversifier un p'tit loup que la traditionnelle purée mixée.  Ca a même un nom : Baby-Led Weaning (BLW), ou Diversification Menée par l'Enfant (DME).  Très joli, mais ça n'a pas empêché plusieurs mamans de ma connaissance d'avoir pratiqué de la sorte de manière intuitive, sans avoir eu l'impression de suivre une méthode.  C'est un peu la suite logique de l'allaitement à la demande, quand on laisse l'enfant goûter ce qu'il veut dans l'assiette de l'adulte.

En formalisant un peu plus, l'idée est de présenter des légumes facilement machouillables et manipulables à l'enfant, et de le laisser se débrouiller.  Il prend ce dont il a besoin, il découvre, manipule avale ou recrache, et s'amuse tout en se nourrissant.  

Si vous désirez creuser le sujet, il y a plein d'articles qui en parlent sur la toile : 

- Sur le site de la Poule Pondeuse, un texte qui résume très bien l'idée et donne pleins d'infos et de liens vers des études scientifiques.  S'il n'y en avait qu'un à lire, ce serait celui-là : http://www.poule-pondeuse.fr/2010/09/10/la-diversification-a-la-cool/
- Un site présentant la "DME" : http://diversificationalimentaire.com
- Une maman de jumeaux qui raconte son expérience : https://reggiotwins.wordpress.com/2014/11/12/un-an-de-dme-ca-sfete/

Et pour le reste, Google vous aidera à trouver plein de littérature sur le sujet.  


Oui mais ho, en pratique, ça donne quoi?  Faisons le topo.  

1. Les prérequis : Bien sûr, on ne laisse pas un bébé de trois mois se débrouiller seul avec des brocolis en bouquet. Il est évident qu'il n'a pas la capacité motrice de manipuler ça, sans parler de la maturité digestive.  Donc on attend... Mais quoi? Ses six mois, trois jours, deux heures et 54 secondes, moment où, comme chacun sait, le système digestif de l'enfant est complètement upgradé avec la fonction "nourriture solide"? (je rigole, mais je me sentais terriblement fautive lorsqu'on a décidé de commencer la diversification pour notre aîné la veille de ses six mois... 24h plus tôt que les prescriptions de l'OMS! ahh, les primipares...).

Non, on attend : 
- de un, qu'il marque un intérêt certain pour la nourriture : Observation attentive de la famille à table, tentative d'attraper la nourriture dans les assiettes, et protestations véhémentes de rester à l'écart du festin.  
- de deux, qu'il sache se tenir assis le dos droit (c'est important pour la motricité de la mâchoire et de la langue, pour une bonne déglutition et un réflexe de régurgitation salutaire). 
- de trois, qu'il démontre effectivement sa capacité à avaler.  Notre Petit Pirate, à 5 mois, a fait un sort à un quignon de pain après avoir fait un chambard de tous les diables dans un restaurant, tandis que sa soeur, au même âge et pour qui nous avons du introduire les solides avant l'heure pour cause de crèche, avait un réflexe automatique d'éjection de toute nourriture solide (mixée ou non) par un très élégant mouvement de la langue.  Il a fallu attendre qu'elle ait 6-7 mois pour qu'elle puisse avaler efficacement ce qu'on lui donnait, et, dans le même temps, pour qu'elle puisse enfin découvrir et profiter du plaisir de l'alimentation autonome.  Pour moi, clairement, la diversification a été trop précoce, et j'ai vraiment eu l'impression de ne pas respecter les rythmes de mon enfant.  Mais soit, elle ne voulait pas de lait autrement qu'à la source, il fallait donc trouver une alternative pour éviter les jeûnes prolongés pendant mes journées de travail (et également pour ne pas se mettre les puéricultrices à dos).

On peut rajouter un quatrième prérequis, à savoir la capacité à prendre un aliment et le porter à sa bouche, mais je dirais que c'est moins critique.  Au début, on s'en fiche que les repas ne soient pas efficaces, le principal est l'expérience sensorielle que l'enfant vit.  Et au pire, s'il ne s'en sort vraiment pas, ne s'amuse pas et semble subir le supplice de Tantale, on peut lui donner un petit coup de main, éventuellement à la cuillère (et on complète après avec du lait de toute façon).  

2.  Le matériel : Un bavoir à manches, éventuellement imperméable (comme un tablier de peinture). Une chaise haute facilement nettoyable.  Un sol qui absorbera sans coup férir bananes mâchouillées et potiron écrasé. Un tas de lingettes pour débarbouiller les p'tits minois.  Et enfin, une marguerite ou un grand cuiseur vapeur pour la cuisson, parce qu'il paraît que c'est le mieux.  Mais vous pouvez utiliser aussi le babycook, pensez-juste vous arrêter avant l'étape mixage. 

3.  Les aliments : Les extrémistes d'un côté vous diront de respecter scrupuleusement le schéma d'introduction, ceux de l'autre, de laisser Bébé choisir ce qu'il a envie.  Dans notre cas, on alterne : Soit le repas familial convient pour Petite Fleur, soit on lui cuisine vite-fait une patate, quelques légumes et un bout de poulet ou de poisson (stock congelé sous forme de petits cubes bien pratiques). Ce qui marche bien : La courgette, la patate, le brocoli, les carottes (très très fondantes), le potiron (un succès fou!), les choux de bruxelles (peut-être un peu plus tard?), les bananes, les poires, les pommes (cuites), le pain, ... Pour la viande, évidemment, le gros morceau de steak n'est pas opportun dans un premier temps, mais le poulet parait déjà plus abordable, découpé en tout petits morceaux.  Le poisson, quant à lui, se prête parfaitement à l'expérience.  

4. La technique : On découpe des "frites" de légumes, bâtonnets épais permettant à Bébé de l'attraper plus ou moins facilement et de le porter en bouche.  Le mieux est que l'aliment soit plus grand que le poing du bébé, sinon il se retrouve un peu coincé à mâchouiller sa main plutôt que son contenu.  Une fois la cuisson vapeur terminée, on laisse refroidir jusqu'à une température acceptable, et on pose le repas devant l'enfant.  Eventuellement dans un bol, mais personnellement, j'ai renoncé, le bol étant un des projectiles de prédilection de Bébé Fleur.  Ensuite... on observe.  

Par curiosité, mais également par sécurité, car une fausse route reste toujours possible.  On peut anticiper les problèmes en suivant un cours de premier secours et en apprenant comment dégager les voies respiratoires de l'enfant.  Google me parle par exemple de la manoeuvre de Mofenson : http://www.docteurclic.com/technique/manoeuvre-de-mofenson-chez-enfant-de-moi.aspx.  Aucune idée de ce que ça vaut, je vous renvoie vers des spécialistes pour savoir si c'est réellement pertinent.  
Personnellement, j'ai eu quelques petites frayeurs, mais chaque fois, les enfants ont géré la situation d'eux même, en toussant énergiquement, puis en recrachant en hurlant le vilain morceau. La persistance du réflexe de régurgitation n'y est sans doute pas étrangère... Bref, il s'agit d'un risque, inévitablement.  Est-il important? Je ne le pense pas, et j'ai assumé de le prendre.  Mais je ne vous recommande pas de procéder de la sorte sans vous être documenté soigneusement sur le sujet et avoir pris conscience des enjeux! 

5.  Le post-traitement : L'avantage de cette technique : Tant que l'enfant mange, le parent peut vaquer à ses occupations, tout en gardant l'oeil sur le petiot.  Et généralement, les repas durent, dans ces circonstances... Une belle période de tranquillité à exploiter! Mais toute médaille à son revers, et il faut, de temps en temps, penser à... nettoyer.  Car l'enfant, par maladresse, par curiosité et envie de découverte, ou par ras-le-bol ou manque d'appétit, trouvera toujours une bonne raison pour balancer de la nourriture par dessus bord.  Disons le franchement, à la fin du repas, la zone est complètement crade.   Rappelons également que, dans les premiers temps, la quantité avalée n'est pas très élevée, donc il importe de compléter avec du lait (tétée à volonté dans le cas de l'allaitement, ça couvre normalement encore la majorité des besoins du bébé)


Oui mais, et tout ça, pour quoi? 


Bon, avouons-le, en faisant abstraction du nettoyage, cette méthode est fun.  Le gamin s'amuse, et le parent se gondole en voyant le résultat.  Mais les avantages seraient bien maigres s'ils s'arrêtaient là.  Citons donc, en vrac : 
  
- Une meilleure découverte sensorielle gustative : Les saveurs ne sont pas mélangées dans un purée informe, mais sont associés au toucher, à l'aspect visuel, à l'odeur... 
- L'accent mis sur l'autonomie de l'enfant et sa capacité à écouter sa sensation de satiété.  Cela a été associé à une baisse du risque d'obésité à l'âge adule (voir A. Brown, M.D. Lee, Early influences on child satiety-responsiveness: the role of weaning style, http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.2047-6310.2013.00207.x/full!)
- La mise en place d'une ambiance sereine par rapport à l'alimentation, sans contrainte pour finir son assiette ou manger ses légumes, avec toujours comme objectif l'apprentissage du plaisir de manger
- Moins de logistique pour les parents en sortie, puisqu'il reste finalement assez simple de trouver des plats qui conviennent à l'enfant au restaurant (il y a toujours bien un peu de carotte dans les plats...)


Bref, après avoir découvert cette méthode pour notre premier moussaillon, nous restons séduits par la formule, et constatons pour la troisième fois que nos bébés ont un bon appétit, ne sont guère difficiles sur la nourriture, et surtout, semblent être à l'écoute de leurs sensations de faim et satiété (exception faite des bonbons...).  










lundi 5 janvier 2015

Le quartier des Moussaillons

Dans le navire, il y a le quartier des officiers, et le quartier des moussaillons.  Hiérarchie oblige, le premier est plus grand et plus confortable que le second, mais ne vous fiez pas aux illusions, l'équipage est très fort pour coloniser le pont du bateau en exportant ses affaires aux quatre coins de ce dernier!
Ah tiens, sympa ça, comme cabine principale! Si seulement...


Néanmoins, quand vient le soir et que le pont a été récuré et ranger, les moussaillons se retirent tous les trois dans leur quartier, composé donc d'une unique pièce.

Oui, une seule chambre.  Pour trois marmots, agés de 0 à 6 ans.  Je vous l'accorde, c'est challenge.  Mais on pourrait monter jusque 6, si si!

Poste d'équipage du Champenois.  Depuis http://www.escorteursrapides.net/souvenirs_champenois.html

Mais contrairement à l'équipage ci-dessus qui semble avoir quelques années d'expérience, le nôtre n'est constitué que de bleusaille pure, totalement indisciplinée.

Bref, trois moussaillons, trois rythmes de sommeils, tout ça dans la même pièce... un truc de fou.

Première question : Pourquoi s'infliger ça? 


Réponse : Parce qu'on n'a pas le choix/la place de faire autrement.  Réponse facile s'il en est, je botte en touche, j'avoue.  Mais si cette raison est tout à fait appropriée dans notre cas, elle n'est peut-être pas le seul argument.  Car oui, nous utilisons cette solution par défaut, mais si nous avions eu d'autres chambres aurions-nous agi différemment?  Sans doute pas tout à fait.  Le partage d'une chambre entre frères et soeurs, ça crée des liens, ça renforce le sentiment d'appartenance familiale, ça développe la complicité.  Et aussi, dans le cas d'un tout-petit chassé de la chambre de ses parents après une période plus ou moins longue de co-dodo, ça permet de ne pas se retrouver tout seul dans une chambre vide et de pouvoir profiter de la présence et des bruits des aînés pour se rassurer.

Après, bien sûr, avoir plusieurs chambres permet de s'offrir le luxe de faire évoluer la situation, de faire du partage de chambre quelques mois/années puis d'offrir à chaque enfant la possibilité de choisir et d'éventuellement avoir sa chambre et son espace personnel rien qu'à lui.  J'imagine qu'à l'adolescence, cela deviendra nécessaire.


Deuxième question : Comment fait-on? 


Premier élément de réponse : On ne se pose pas de question existentielle.  Oui, inévitablement, ils vont, à un moment ou l'autre, s'empêcher mutuellement de dormir.  On peut se dire que c'est la vie, qu'ils s'entraînent pour quand ils auront eux-même des gosses insomniaques.  Mais cela ne doit pas non plus obligatoirement se passer comme ça, et sûrement pas toutes les nuits.  Après tout, c'est à ça qu'ils seront habitués, donc ils trouveront d'eux-mêmes (hum) un modus vivendi.

Deuxième élément de réponse : On superpose.  En fonction de la superficie de la cabine, il va peut-être falloir empiler les enfants les uns sur les autres, en utilisant la solution classique du lit superposé.  Conseillé idéalement à partir de 6 ans pour la couchette du haut, nous l'avons quant à nous installé lorsque l'Aventurier en avait 5, et cela s'est bien passé.  Mais il va sans dire que ça dépend d'un enfant à l'autre, et en l'occurrence, notre moussaillon-en-chef n'a pas un sommeil spécialement remuant et n'a jamais eu l'idée de promenades nocturnes en mode somnambule.

Non, ce n'est pas le lit des moussaillons.  A leur grand regret.  Et au nôtre... mais vraiment, le toboggan prend trop de place! La photo vient de là : http://designmag.fr/design-dinterieur/chambre-enfant/lits-superposes-solution-pratique.html, et y a plein d'autres idées terribles! 

Nous avons donc l'Aventurier au dessus, le P'tit Pirate en dessous, et Bébé Fleur à côté, dans son lit à barreaux.  Je rêve pour elle d'un matelas au sol, favorisant l'autonomie (encore une fois à la mode Montessori), dont ses deux frères avaient d'ailleurs bénéficier en leurs temps, mais force m'est de constater que la prolifération de playmobils et autres jeux pourvus de petites pièces d'aspect très appétissant est totalement incompatible actuellement avec cette idée.

Troisième élément de réponse : On échelonne les couchers, et on joue au Roi du Silence.
Joli dessin de Mysticlolly, ici : http://www.mysticlolly-leblog.fr/dessin-le-roi-du-silence-a48741216


Car oui, de fait, Bébé Fleur et les garçons n'ont pas tout à fait le même rythme de sommeil (du moins pas tout le temps.  Car il n'y a rien de plus changeant que le rythme d'un bébé...).  Actuellement, notre puce se couche vers 19h30, avant ou après le souper des grands, selon le déroulement du reste de la journée.  Les garçons, quant à eux, commencent le rituel du coucher vers 20h, et sont généralement (hum) au lit vers 20h30.  Quand tout se met bien, la petiote dort donc à poings fermés lorsque ses frères la rejoignent après leur histoire du soir (qui est donc lue au salon).  Ils connaissent la consigne du silence pour la petite soeur, et l'appliquent plus ou moins bien selon leur état de fatigue et d'excitation. Parfois, cela se finit en engueulade fraternelles "chuchotée" très fort, mais généralement, leurs jérémiades ne réveillent pas la petite.  


Troisième questions : Et... Ca marche? 

Oui, ça marche.  Tout n'est bien sûr pas idéal dans le meilleur des mondes, mais globalement, ça fonctionne.  Citons néanmoins les limites, non pas du système en général, mais de la manière dont ça se passe chez nous :

- En cas de pleurs nocturnes : Pas question de laisser un enfant pleurer trop longtemps dans l'espoir qu'il se rendorme seul (c'est clairement pas une bonne idée, mais parfois, les officiers un peu épuisés cèdent à la facilité...), ça risque d'impacter toute la fratrie.  C'est comme ça que Bébé Fleur fait du co-dodo partiel avec nous.  Dans les mauvais jours, elle excelle à se réveiller juste au moment où nous sombrons dans les bras de Morphée, squattant dès lors l'intégralité de notre pauvre nuit, mais dans les bons jours, elle nous laisse jusqu'à 5-6h du matin avant de nous rejoindre pour une fin de nuit en mode câlin.

- En cas de cauchemar ou autre souci nocturne : L'Aventurier, du haut de ses six ans, ne se réveille plus en hurlant et est capable de venir près de nous nous expliquer son souci, épargnant donc la fratrie.  Le P'tit Pirate suit les traces de son frère, mais n'a encore que trois ans, et se retrouve donc parfois à hurler dans son lit à moitié endormi, incapable d'interagir avec nous. Etonnamment, ces épisodes n'ont jamais réveillé les deux autres, signes que les enfants ont finalement un bon instinct de survie.  Nous, par contre, on reste de corvée, mais chambre partagée ou non, finalement, c'est le même combat.

- En cas d'envie d'intimité : Une chambre et un séjour comme lieux de jeu et de vie pour tous les enfants, c'est certes déjà bien, mais parfois, on sent le besoin pour l'un ou l'autre de s'isoler, pour lire au calme ou pour fuir un conflit stérile.  Généralement, la chambre fait l'affaire, sauf bien sûr en cas de sieste, où l'accès à la pièce est condamné.  Ce même problème se pose également lorsqu'un jeu est demandé, qui est évidemment rangé dans le dortoir occupé.   S'ils sont suffisamment malins pour négocier, il y a toujours bien un officier qui accepte de s'introduire sur la pointe des pieds dans le saint-Graal pour récupérer le jeu souhaité, à ses risques et périls (car, comme dit le dicton, qui réveille berce.)


Et pour conclure... 

Voilà, trois moussaillons dans une cabine, c'est donc possible, nous le faisons, nous sommes toujours vivants.  Mieux même : nous ne sommes même pas si insatisfait du système.  Certes, ce ne sera pas confortable sur le long terme, et il est dans nos projets de nous dégotter un navire plus spacieux, mais c'est une solution qui roule pour le moment.  Certes, en cas de nuit très très difficile, les garçons se réveillent plus difficilement le lendemain matin, mais c'est rare.  

Par contre, ce système implique tout de même une grande disponibilité parentale nocturne.  Je n'imagine même pas comment nous pourrions nous en sortir si nous refusions d'accueillir les moussaillons égarés dans notre lit... à moins d'avoir dans son équipage des moussaillons experts en endormissements faciles et en sommeil ininterrompu.  Perso, je n'ai jamais trouvé cette option sur la feuille de commande... 




Et chez vous, vous pratiquez le partage de chambre? Ca fonctionne? N'hésitez pas à partager trucs et astuces! 




samedi 23 août 2014

Trucs et astuces pour faciliter le quotidien à bord

Trois moussaillons et deux officiers dans un petit navire, ça prend de la place.  Ajoutez-y tout leurs paquetages et le matériel divers, et vous avez là tout le potentiel nécessaire pour obtenir un joli capharnaüm.  Garder l'ensemble vivable nécessite une certaine quantité d'énergie, et un investissement quotidien.  Pas de bol pour l'Amiral et moi, nous sommes un peu tendance "foireux" à la base, et garder le cap ménager n'est pas un réflexe inné chez nous.  Mais nous y travaillons activement.



Donc, durant notre dernière période de repos (tout fraichement terminée il y a quelques jours par mon retour au boulot), nous avons envoyé les deux grands moussaillons chez leurs grand-parents à deux ou trois reprises afin de pouvoir faire de grands rangements (cave, buanderie), et nous avons essayé de mettre en place quelques petites modifications à notre routine quotidienne afin d'alléger la charge ménagère.  De petites choses, mais qui, petit à petit, permettront l'alléger un peu les corvées.



  • Une armoire pour les moussaillons dans la cambuse : Jusqu'ici, nous rangions les couverts des enfants avec les nôtres, mais le P'tit Pirate étant, comment dire... exigeant, nous en avions un peu marre de devoir nous lever chaque fois pour lui donner les couverts qu'il désirait à ce moment précis.  A présent, si la sélection ne lui plaît pas, il peut se lever et aller changer lui-même.  Et même mieux : Il peut à présent mettre la table lui-même, puisque l'armoire choisie est à sa portée. Autre avantage : Lorsqu'il joue et a besoin de bols pour, par exemple, un jeu de tri, tout est à sa disposition. 
Le tiroir à couverts, avant.  Des couverts en plastique dépareillés mélangés au service Ikéa, quelle horreur! 



L'armoire à vaisselle des enfants, après.
Remarquez la boîte à couverts home-made, à partir... de la boîte en carton d'un disque dur externe.  


  • Des filets de tri pour le linge : Les chaussettes veuves, vous connaissez? Une vraie plaie.  Souvent exacerbée par les lessives "incomplètes", lorsque le panier est trop rempli pour le vider totalement.  Une chaussette se retrouve dans la tournée du jour, l'autre dans une des suivantes. Pour arranger ça, nous avons fixé un filet dans chacun des deux compartiments du panier à linge (blanc/couleur), destiné à recueillir les paires de chaussettes.  Comme ça, elles partent toutes dans la même tournée, et en plus, sont plus faciles à trier par après. Bon, cela nécessite de discipliner un peu les troupes, c'est sûr... et c'est probablement le plus dur.  Outre les chaussettes, les filets nous permettent également de trier de stocker lingettes en tissus et gants de toilettes humides à part du reste du linge, dans en récipient aéré, ce qui permet de limiter les odeurs due à l'humidité. 
  • Des pinces à linge pour les verres : Les verres qui s'accumulent sur la table, utilisés, et plus personne pour se rappeler lequel est à qui, vous connaissez? Au final, on met tout dans le lave-vaisselle, et on en prend des nouveaux.  Pour éviter la vaisselle supplémentaire, j'ai acquis des petites pinces à linge colorées.  Un couleur par membre d'équipage, et hop, on réutilise son verre autant que possible (les mélanges lait-jus de pomme n'étant sont pas recommandés). J'ai trouvé les pinces à linge dans le magasin de loisirs créatifs du coin.  Seul petit bémol : Lorsqu'un moussaillon y chipote trop, elles sautent et de décomposent en trois morceaux bien pénibles à recomposer, mais jusqu'ici, ça ne s'est pas produit trop souvent. 
    Elles sont pas mignonnes, les mini pinces à linge?
  • Des paniers pour les vêtements : Les garçons ont l'art de laisser traîner leurs vêtements dans tous les coins.  Nous avons bien tenté un petit porte-manteau, mais ça n'est pas pratique pour les petites pièces, et leurs vêtements respectifs se mélangeaient rapidement.  Nous avons donc dégotté deux petits paniers en osier, qui se rangent dans un coin de leur chambre.  Le soir, je leur prépare leur tenue dedans, et le matin, ils s'habillent et rangent leur pyjama dans le panier.  Je ne dis pas que c'est parfait et qu'il ne faut pas repasser derrière eux, mais au moins, les vêtements qui traînent ont à présent une place. 
  • Des bacs pour les godasses des moussaillons : Nous stockons nos chaussures dans le vestiaire, sur un petit meuble... trop petit.  Bottes, pantoufles, sandales, baskets... Les godasses des petits bouts disparaissent vite au milieu de nos grandes savates, et difficile de garder l eur demander de mettre leurs chaussures de manière autonome s'ils doivent retourner tout le bazar pour les retrouver.  Nous avons donc acquis deux bacs de rangement qui se glissent juste sous le meuble, et qui peuvent accueillir l'ensemble de leur équipement pédique (oh le beau néologisme). Et finies les chasses à la godasse dans tout l'appartement!
    Le vestiaire, toujours aussi bordélique, mais au moins, les enfants n'en sont plus responsables. 

    A l'intérieur des bacs, c'est aussi le bordel... Mais classer le bordel, c'est faire du rangement, non? 
  • Un boîte à pièces perdues : Les pièces de puzzle en goguette, les playmobils qui viennent se jeter sous les orteils, vous connaissez? Toutes ces petites pièces en balade dont on n'a jamais le temps de retrouver la boîte d'origine.  Ici, c'est bien simple, on a une petite boîte qui traîne sur le bureau, et qui accueille tous les petits machins égarés.  Et de temps en temps, lors des gros rangements, on en profite pour les vider et compléter les boîtes incomplètes.  Bon, toutes les orphelines ne retrouvent pas leur famille, mais il y a indubitablement un mieux, sans beaucoup d'efforts finalement.  
Nous avons également révolutionné l'organisation des jouets des enfants, mais j'y reviendrai dans un autre article.  

Et vous, quels trucs et astuces vous permettent de limiter l'entropie par chez vous? 

vendredi 27 juin 2014

Dessins et légendes

Fin de trimestre oblige, les moussaillons ont ramené leur farde à dessins de l'école.  Ils sont dans une école à pédagogie Freinet, et dessin et autres exercices graphiques y sont entièrement libres.  Pas de lignes de zigzag ou de vagues à reproduire, pas de frises multicolores à recopier ni de dessins à colorier, juste une feuille blanche, des crayons ou de la peinture, et leur imagination.  Si les débuts sont très... abstraits, disons, on sent petit à petit l'évolution du trait et de l'intention, et on découvre parfois de jolies surprises.  Parfois.

Pas besoin de beaucoup d'effort pour imaginer le résultat au retour à la maison... Il y a du tri à faire! Tri que seuls les artistes en herbe peuvent effectuer, sous peine de mélodrames et autres crises de larmes à la découverte du pot aux roses.  Tri qu'ils n'ont eux-même pas tellement de mal à effectuer, car si certains dessins ont une valeur sentimentale, d'autres sont de simples gribouillages rangés dans le casier sans plus y réfléchir, et dont ils ne savent plus eux-mêmes attribuer de signification.

"Signification".  Je pense que c'est là le mot-clé de cet article.  Je me base sur une pratique des animatrices de l'école, qui prennent parfois le temps, après un dessin, de s'assoir à côté de l'enfant et de lui faire raconter ce qu'il a voulu exprimer, pour le noter en marge de l'oeuvre d'art.  Et là, un simple gribouilli peut prendre tout de suite une autre dimension. Donc à chaque fin de trimestre, lorsque reviennent les fardes, nous prenons le temps avec les moussaillons de parcourir chaque oeuvre.  Si l'enfant ne se rappelle plus de la signification du dessin, et qu'il n'y a pas d'intérêt esthétique, on jette d'un commun accord.  Enfin, si l'animatrice n'a pas eu l'occasion de noter la signification du dessin, mais que le moussaillon s'en rappelle, je prend le temps d'écouter l'artiste et de noter son explication avec la date approximative.  Explication qui vient parfois plusieurs mois après la réalisation, donc il y a probablement déviation depuis l'idée de départ, mais qu'importe, puisque cela fait sens à l'enfant.

Quelques annotations en vrac : "Un volcan", "La lave du volcan", "La montagne", "Ce qui tient la montagne", "le serpent", ... (3 ans)
 "C'est des routes pour les voitures" (3 ans)
C'est une activité à réaliser dans un moment de calme, avec un peu de temps devant soi, car cela nécessite de la concentration.  Attention aussi lorsque l'équipage est multiple : Ici, nous avons eu des difficultés à canaliser le P'tit Pirate pendant que je regardais les dessins avec l'Aventurier.  Tout content de ses premières productions, le petiot tenait absolument à ce que ses oeuvres à lui gardent la vedette.

"Pour mon Papa et ma Maman" (3 ans)
Encore des montagnes (toujours 3 ans)
J'aime beaucoup ce principe de "légendage" des dessins.  Lorsque nous reparcourons les gribouillis de première maternelle de l'Aventurier, nous retrouvons ses préoccupations de l'époque.  Une ligne courbe devient une montagne, une bleue la piste pour la descendre, une autre un télésiège.  Les oeuvres du P'tit Pirate, tout frais engagé en classe d'accueil, sont certes basiques, mais je prend un plaisir certain à retranscrire ses commentaires, avec les petites "spécificités de prononciation" qui le rendent si adorable.  Et je sais que, d'ici deux ou trois ans, je sourirai en relisant ces petites capsules temporelles enfantines.

C'est également passionnant de voir l'évolution du trait.  L'Aventurier n'a jamais été un grand dessinateur, et certains trimestres, il rentrait avec sa farde remplie... de dessins offerts par ses "amoureuses".  Malgré tout, nous l'avons vu évoluer, petit à petit, au fil de ses passions du moment : Epoque montagnes, époque "préparation de mon anniversaire" avec confection d'invitations, époque "comptage", époque "plan de chasse au trésor", ...  Le trait s'est fait plus sûr, l'intention plus explicite, la représentation plus fidèle.
"C'est une soucoupe volante" (5 ans)
"J'espère que ma moto ne va pas s'envoler!" (5 ans, d'après un modèle pour la moto)

Ces légendes permettent de jeter un coup d'oeil timide et discret dans le monde intérieur des enfants, dans leur processus de créations.  Quelques mots un peu farfelus, et c'est une histoire, un rêve qui s'ouvre à nous, un monde imaginaire dont eux seuls ont la clé.

Depuis que mes enfants vont à l'école, je ne regarde plus les scraboutchas de la même façon. En tout cas, ceux de mes moussaillons...

mardi 20 mai 2014

Dodo, P'tits Matelots

La nuit, sur un navire, c'est sacré.  La première chose qu'il faut apprendre à un moussaillon qui fait ses classes, c'est que la nuit, on dort.  Mais bizarrement, alors que ce n'est pourtant pas un concept très compliqué, ça a vraiment du mal à rentrer.  Enfin, chez nos matelots à nous.  Dans d'autres équipages, ça rentre tout seul.  Mais ils sont rares, et beaucoup d'équipages sont dans la même galère.

Les deux grands moussaillons nous ont longtemps fait souffrir, et si l'Aventurier a bien intégré la leçon et commence presque à prendre plaisir à dormir, le P'tit Pirate est constamment en révolte à l'heure du coucher.  Heureusement, il ne se réveille plus la nuit, et est plus conciliant pour la sieste.  Reste Bébé Fleur.   Et ben, Bébé Fleur, aussi incroyable que ça nous paraisse, Bébé Fleur, elle dort la nuit.  22h - 7h, un ravitaillement, puis encore dodo jusque 10h s'il ne faut pas aller conduire les grands à l'école.  Par quel miracle?  Je n'en ai aucune idée… Mais il est vrai que, refroidie par l'expérience des deux grands, j'ai déployé les grands moyens techniques pour la convaincre de se laisser aller dans les bras de Morphée.  Voyons un peu ça.


Il dort où, le bébé? 



Le bébé, au début, il dort… N'importe où.  Mais de préférence dans nos bras.  Après, on peut le poser, mais c'est à ses risques et périls.  Certains équipements permettent d'éviter les réveils intempestifs.  

Le couffin

Le couffin, de 0 à 3 ans. Enfin, heu, à 3 ans, c'est un peu juste quand même...


Tout petits, nos p'tits loups dorment dans un couffin.  C'est pratique, ça se trimballe partout, et c'est à leurs dimensions, ils ne sont pas perdus dans un grand lit.  En plus, ça ne nous a pas coûté cher, vu que le couffin, il a servi à la génération précédente.  Oui oui, j'ai parfois du mal à le concevoir, mais moi aussi, j'ai dormi dedans, à une époque.  

Après, avec des bébés à reflux, faut parfois faire des concessions.  L'Aventurier se fichait bien des consignes de sécurité et ne prétendait dormir que sur le ventre dans le couffin.  Un peu angoissant pour des parents débutants, mais ça nous garantissait des périodes de sommeil de 3h au lieu de 20 minutes. Au final, après discussion avec le doc' qui nous a simplement rappelé que ce n'était qu'un facteur de risque parmi d'autres, nous avons suivi sa demande.  

Le couffin 2.0 : Le cooconababy



Bébé Fleur ayant une cousine un peu plus âgée qu'elle, souffrant elle aussi de reflux (mais c'est une malédiction familiale dis donc!), nous avons hérité pour elle d'un matelas un peu particulier : Le Cocoonababy.  Un espèce de cocon qui permet au bébé d'être couché dans une position qui rappelle la position foetale, censée diminuer le reflux et améliorer la qualité du sommeil du bébé.  Nous l'avons placé dans le couffin, Bébé Fleur y dort donc la nuit, et ma foi, elle dort bien! Difficile de savoir si le cocon y est pour quelque chose, mais, vous savez quoi? Tant pis pour la science, nous n'avons pas vraiment envie d'essayer une nuit sans pour savoir si ça fait vraiment effet.  


La couverture d'emmaillotage



En plus du cocon, pour ne pas faire de demi-mesure, nous emmaillotons également Bébé Fleur dans la "couverture miracle" (non non, nous n'avons pas d'action chez Redcastle.  Mais leur service marketing a des arguments pour les parents traumatisés du sommeil…).  Là aussi, le but est de fournir une sensation rassurante à Bébé, rappelant la vie intra-utérine, blablabla… Mais surtout, d'empêcher les vilains réflexes de Moro de réveiller Bébé, en l'empêchant de se flanquer la main dans la figure au moindre bruit.  

Bon, la première fois qu'on emmaillote un bébé, c'est flippant.  On a l'impression de lui enfiler une camisole de force, et on se retrouve avec une espèce de momie, voire une chrysalide.  Mais quand on voit à quel point c'est efficace pour calmer et endormir un bébé agité, on n'hésite plus! 

A deux mois et demi, c'est un peu moins miraculeux pour calmer ou endormir Bébé Fleur, mais pour les siestes, ça la fait clairement dormir plus longtemps et plus paisiblement.  On verra combien de temps ça dure, puisque son utilisation est conseillée jusqu'aux douze semaines du bébé.  Soit bientôt, gloups. 

En tout cas, quand je l'observe, le soir, emmaillotée dans son cocon, je me dit qu'on a vraiment sorti l'artillerie lourde… 

Le hamac

Un de nos premiers achats pour le navire fut un hamac pour bébé.  Bah oui, dans un navire, rien de plus pratique que le hamac, ça prend peu de place, et le balancement est plutôt sympa.


Le nôtre est équipé d'une structure en bois qui évite de devoir accrocher des crochets au plafond.  Tout déplié, ça prend un peu de place, mais lorsque la structure est repliée, ça se trimballe facilement.

L'Aventurier n'a cependant pas daigné y dormir, puisqu'il honnissait la position dorsale.  Le P'tit Pirate y a fait quelques bonnes siestes tout petit, mais a fini par préférer le couffin.  Je me désespérais donc de rentabiliser l'achat, quand Bébé Fleur est arrivée, et l'a assez vite adopté.  Elle apprécie beaucoup le balancement, qui l'apaise et l'aide à s'endormir.  On l'utilise donc pour ses siestes, et il nous a également servi en vacances, puisqu'il prend assez peu de place dans la voiture.

Le lit-cage

Et enfin, dernier accessoire pour le dodo, et pas des moindres : Le fameux lit-cage.  Construit par nos petites mains avant l'arrivée de l'Aventurier, il a comme particularité d'être à la même hauteur que le lit parental, et d'avoir un côté amovible.  Durant les premiers mois, nous l'arrimons donc à notre lit, et y plaçons le couffin.  Cela permet d'éviter de se lever lors des réveils nocturnes, et prolonge un peu notre matelas pour nous donner plus d'espace lorsque le bébé dort à nos côté (donc : dans le couffin avant le premier réveil, avec nous après).  


Bébé Fleur ne se réveillant en général pas avant 6-7h le matin, le "cododo" est assez limité, mais le système a beaucoup servi pour les grands! 

Une fois que le couffin ne sert plus, nous utilisons alors le lit-cage avec son matelas 60*120, et lorsqu'il est temps de quitter la chambre parentale, nous remettons le quatrième côté du lit et le déménageons dans le quartier des moussaillons.   Il sert alors jusqu'à ce que le Matelot découvre les joies de la position debout, et commence à sauter et à se trémousser dans tous les sens.  Le lit n'étant pas homologué CE, nous préférons alors éviter de le voir se décomposer en mille morceaux sous la contrainte, et passons alors à un matelas par terre.  Matelas qui permet d'accompagner plus confortablement le Matelot dans son sommeil, voire de le rejoindre en pleine nuit en cas de réveil intempestif.  Bon, après, c'est plus sport pour la mise au lit, puisque l'enfant peut choisir de se relever à sa guise… 

L'écharpe de portage



Le top, pour un bébé, c'est de dormir tout contre ses parents.  Le top, pour un parent, c'est de ne pas se retrouver immobilisé avec un bébé dans les bras.  La solution ultime : l'écharpe! Bébé dort dedans, et Papa/Maman a les deux mains libres pour travailler/lire/cuisiner…  En plus, c'est un moyen de transport bien pratique quand il s'agit d'aller conduire les grands à l'école et que la petite a besoin de faire la sieste.  

Les pours : Bébé adore, et c'est assez sympa pour les parents aussi d'avoir le p'tiot bien au chaud contre soi. C'est aussi une arme terriblement efficace contre les coliques

Les contres
  • C'est parfois un peu handicapant, on ne peut quand même pas tout faire.  
  • Il ne faut pas espérer rester tranquille trop longtemps dans un fauteuil ou devant l'ordi, bébé a besoin de mouvement.  
  • Pour certains, on "habitue" bébé à dormir dans les bras.  Peut-être.  Mais franchement, s'il est bien comme ça, personnellement, je n'ai pas envie de l'en priver.  Vous arrêtez de manger du chocolat par crainte de vous y habituer, vous? 



Mais encore? 

Bon, voilà pour le matériel dont nous disposons.  J'aurais pu ne pas m'arrêter là, et investir aussi par exemple dans une peau d'agneau, qui régule bien la chaleur et garde les odeurs rassurantes pour bébé.  

Il y a également possibilité de bricoler un "toponcino", petit matelas moelleux sur lequel on garde bébé quand il joue, quand il dort, et même quand il mange.  Ca permet de le coucher plus facilement puisqu'il ne se retrouve pas sur des draps froids et sans odeur, mais reste sur son petit matelas.  Puisque ça se coud facilement, je n'exclus pas de faire joujou avec ma machine à coudre et de tester le principe… Affaire à suivre! 



Oui mais… Faut vraiment tout ça? 


Heu, non.  Après trois mioches, nous avons une belle collection de matériel de puériculture plus ou moins utile.  Ici, une partie du matériel a été reçu "en héritage", donc on en profite même si on aurait pu faire sans.  Si je devais recommencer, dans quoi j'investirais? 

  • Dans le lit-cage spécial cododo.  On peut le faire soi-même, mais ça se trouve également dans les magasins de puériculture.  Franchement, quand on a la flemme de se lever la nuit et qu'on n'est pas contre le fait de dormir avec son bébé, ça change la vie! 
  • Dans la couverture-miracle.  En soi, ce n'est pas un investissement énorme, mais c'est vrai que pour un morceau de tissu, on peut trouver ça cher.  A défaut de couverture-miracle, on peut aussi tout à fait emmailloter son enfant dans un simple drap ou un grand tétra
  • Dans le couffin ou le hamac, un des deux suffit.  Avec le bémol que le hamac ne convient pas à tous les enfants (taux de réussite de 33% ici).  
Pour le cocoonababy, je ne l'ai découvert que pour ma troisième.  Je n'aurais pas investi si je ne l'avais pas reçu en prêt, parce que c'est un peu cher pour un seul enfant.  Mais pour un aîné qui, après les premiers jours, s'avère souffrir de reflux ou avoir du mal à dormir, là, oui, je le conseillerais.  Le mieux étant bien sûr d'en avoir un en prêt, au moins pour tester si ça marche… 


Et après? 


Ben après le lit-cage, comme mentionné plus haut, nous on passe au matelas au sol, vers un an et demi - deux ans.  Taille adulte directement, je ne vois pas l'intérêt d'acheter un petit lit pour quelques années seulement.  Le matelas au sol permet de limiter les dégats en cas de chute, jusqu'à ce que l'enfant soit assez grand pour dormir dans un vrai grand lit (vers deux ans, deux ans et demi ici), avec éventuellement une barrière.  A 3 et 6 ans, les deux grands dorment dans un lit superposé tout à fait classique.  




L'avis des collègues


En vrac, les trucs et astuces pour l'endormissement des moussaillons des autres capitaines de vaisseau, surtout pour les plus grands : 

  • Le lit d'1m40, c'est utile pour que l'enfant ne soit pas perdu dans un lit trop vaste, et en plus, ça permet de gagner de la place dans la chambre 
  • Une petite veilleuse/lumière à pouvoir actionner soi-même
  • Le réveil-lapin qui s'allume quand on peut se lever
  • La permission de lire un peu en attendant le dodo
  • Comme lieu de sommeil : Le carrelage sous la table.  Particulier :-D
  • Parfois, un retour en arrière est nécessaire quand le moussaillon a trop la bougeotte dans un grand lit.  Le lit-parapluie peut alors dépanner... 
  • Le "sirop du dodo" et les fleurs de Bach (j'avoue, on a nous aussi essayé un sirop à base de plantes à une époque pour l'aîné... mais ça n'a pas aidé). 
  • Pour les tout-petits : La peluche qui imite les bruits du coeur du bébé, ou, plus prosaïquement : la tututte ou la tétée. 




jeudi 8 mai 2014

Et des chaussettes, rouges et jaunes à p'tits pois…

Des chaussettes sur les menottes


Embarquement du p'tit Pirate, jour 2.  L'aspirant marin, emporté par son enthousiasme, a trop fait joujou avec ses sabres d'abordage et s'est balafré le visage.  Après réunion d'urgence, les officiers décident de le désarmer pour éviter tout ennui avec les services sociaux.  Manuel de gestion d'équipage débutant à l'appui, on fouille les coffres et sort les accessoires miracles : les moufles à bébé, jolies petites choses en jersey blanc pourvues d'un petit bord côte pour tenir au poignet, voire carrément tricotées par Mamy.  Certaines ont même un petit ruban pour les faire tenir au poignet… C'est utile, c'est sûr, mais bon amusement pour nouer ça!

Moufles nouveau-né, modèle de base


Nous couvrons donc les sabres du p'tit Pirate avec l'accessoire ad-hoc.  24h plus tard, les blessures de guerre disparaissent déjà.  Hélas, trois fois hélas, les jolis petites moufles sont déjà pleines de... régurgitations.


Solution évidente : Racheter une (ou plusieurs) paire(s) de rechange pour faire une tournante lessive.  Mais vraiment, ce genre d'accessoire ne servant que quelques jours, au mieux quelques semaines, sans parler qu'il faut en plus attendre que le navire soit au port pour faire les emplettes, nous avons préféré trouver une alternative un peu plus... artisanale.  On fouille donc le coffre de l'Aventurier, pour en sortir une paire de chaussettes pointure approximativement 22.  Et hop, une paire de moufles pas chère! Avec, en plus, l'avantage de tenir bien mieux sur les mains du p'tit loup de mer que les moufles officielles, puisque ça remonte bien plus haut sur le bras.

L'ultime protection anti-balafre



Des chaussettes sur les gambettes


Trois ans plus tard, nouveau moussaillon.  Etant adeptes du portage en écharpe, nos p'tits Mouss' se sont très vite retrouvés emballés dans quatre mètres de tissu rouge, et trimballés par monts et par vaux d'un côté à l'autre de la ville.  Dans un premier temps, l'uniforme des Mouss' se composant uniquement de pyjamas, les extrémités inférieures dépassant du tissu sont bien protégées, mais le temps passant, les températures remontent et faut diminuer un peu le nombre de couches sous peine de finir avec des hurlements de bébés en surchauffe dans les oreilles.

Donc, bébé en body dans l'écharpe.   Sauf que, notre port d'attache étant un plat pays à la météo capricieuse, les gambettes nues qui dépassent du tissu sont soit exposées au soleil, soit sujettes à un courant d'air un peu frisquet.   Pour le soleil, un tétras savamment accroché peut apporter l'ombre nécessaire à la protection, ou plus classiquement, une bonne couche de crème solaire.  Pour le froid matinal ou les passages nuageux, des petits chaussons peuvent a priori aider.  Sauf que, comme pour les moufles ici plus haut, ce genre d'accessoires pour extrémités de nourrissons a une vilaine tendance à prendre la poudre d'escampette au moment où on ne s'y attend pas.  Dans le meilleur des cas, on passe son temps à les remettre, dans le pire des cas... on les perds.

Le second truc à deux balles du jour consiste donc à utiliser des chaussettes... Mais pas taille 20, ni même 30, visez carrément un bon 40, et bien haute si possible! Le but étant de remonter la chaussette le plus haut possible sur le cuissot du marmot par dessus ses vêtements, afin que l'ouverture soit à l'intérieur de l'écharpe.  Elle ne peut dès lors plus glisser, préserve les éventuels chaussettes/chaussons du poupon, empêche le pantalon de faire l'accordéon, et protège du froid, du soleil, des courants d'air, et des éventuelles gouttes de glaces au chocolat si le porteur est maladroit.  C'est magique, non?

Bon, après, ça nécessite aussi quelques précautions d'ordre esthétique.  Evitez les chaussettes trouées, dépareillées ou de couleur douteuse.  Privilégiez aussi les chaussettes propres, vous n'avez pas envie de vous trimballer une odeur de pied.  Et enfin, essayez d'ajuster tout de même la chaussette sur la jambe du bambin, pour un minimum de discrétion...
Pas discret
Mieux!




Bon, après, on pourrait se contenter de mettre des collants au bébé, mais, en plus d'être moins "plug and play", ça serait beaucoup moins drôle, non?


Et pour les bricoleurs… 

Après, si vous êtes plus "mode", il existe les Babylegs, alias, en français, jambières.  C'est juste des chaussettes sans pied, et l'idée est la même : Ca protège du soleil et du froid, permet de remplacer le pantalon pour se faciliter la vie lors du change ou en cas d'utilisation de couches lavables bien épaisses.   C'est également bien utile lors de l'apprentissage de la propreté.  Par contre, ça ne permet pas de maintenir chaussures ou chaussons durant le portage.

Des babylegs, il y en a plein sur le web, mais tant qu'à faire, il est assez simple de s'en bricoler avec une vieille paire de chaussettes et une machine à coudre, ou bien en les tricotant.




Et vous, avez-vous des astuces à deux balles à partager, avec ou sans chaussettes?